Contrairement à la plupart des pierres précieuses, le corail n’a pas été formé par un processus géologique à l’intérieur de la terre, mais son origine se trouve plutôt dans des organismes marins vivants très sensibles. 

Autour de la commercialisation de ce joyau, il existe actuellement une confusion justifiée, en partie à cause de la complexité de la question à première vue. Ci-dessous, nous verrons quelques aspects liés au commerce du corail qu’il convient de garder à l’esprit afin de ne pas se perdre dans ce labyrinthe de termes et de définitions.

Pour commencer… 

Comme nous le savons tous, le corail est une structure arboricole formée de carbonate de calcium sécrété par de minuscules organismes marins qui vivent en colonies. Cependant, ce qui n’est pas si bien connu, c’est que le terme corail est utilisé pour désigner quelque 7 300 espèces dont seulement huit sont considérées comme des « coraux précieux », selon la Commission du corail de la Confédération Internationale de la Joaillerie en son rapport spécial 2021, dans lequel il cite les variétés rouges, roses et blanches comme des coraux précieux qui, une fois polis, acquièrent un éclat intense. 

D’autres types de coraux, y compris le corail bleu, le corail éponge, le corail bambou, le corail noir et le corail doré, sont considérés comme des « coraux communs ». Cependant, dans un autre contexte, le domaine de la biologie marine et de la conservation, le terme « corail précieux » est plus large et inclut également les coraux communs nommés par la Confédération Internationale de la Joaillerie.

Comment distinguer les coraux précieux des communs ? 

En tout cas, la distinction fondamentale et très importante entre les espèces de coraux précieux et communs est que les premiers vivent dans les eaux profondes, entre 50 et 2000 mètres, tandis que le corail commun, que nous appelons aussi corail de récif, se trouve dans les eaux peu profondes qui ne peuvent pas aller plus loin que 50 mètres. Ces coraux de récifs sont très sensibles (comme tous) aux changements de température de l’eau, de sorte que le réchauffement climatique, associé à l’acidification croissante de l’eau, les affecte négativement ainsi que la grande biodiversité qu’ils abritent ; tandis que, d’autre part, le corail précieux, qui vit à de grandes profondeurs, n’en est pas affecté. Le problème subi par ces derniers est différent, la surexploitation économique à laquelle ils sont habituellement soumis.

Ainsi, les coraux de récifs sont actuellement en danger, et pour cette raison, la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction répertorie certaines espèces de coraux qui ont besoin de protection. Ce que fait cette convention, c’est classer ou, plus précisément, lister la gravité des espèces à problèmes en trois niveaux appelés annexes. Ils sont les suivants:

Annexe I

Espèces menacées. Dans ce cas, elle dit littéralement : « Le commerce des spécimens de ces espèces doit être soumis à une réglementation particulièrement stricte et […] ne sera autorisé que dans des circonstances exceptionnelles. C’est-à-dire pour des études scientifiques et très peu d’autre chose. 

Annexe II

Espèces menacées car leur population est en déclin, bien qu’elles ne soient pas encore en danger d’extinction. Aucune espèce de corail précieux n’y est non plus trouvée, mais il existe des coraux communs qui sont utilisés dans l’ornementation, comme le corail noir (antipatharia spp) et le corail bleu (heliopora coerulea).

Annexe III 

Espèces qui ne sont pas en danger mais qui doivent faire l’objet d’une attention particulière, raison pour laquelle certains des pays signataires ont déjà réglementé leur exploitation et demandent la coopération d’autres pays pour contrôler leur commerce. Cela signifie, plus ou moins, que ces espèces ont besoin d’un certificat de l’autorité du pays exportateur pour être commercialisées, mais pas que leur commerce est directement interdit.

Pour finir… 

Concernant les coraux qui sont utilisés en joaillerie, il faut souligner que, comme nous venons de le voir, l’annexe II n’en mentionne aucun. C’est à l’annexe III que l’on trouve quatre espèces de coraux précieux, plus précisément les espèces suivantes : corallium elatius, corallium japonicum, corallium konojoi et corallium secundum, mais il est seulement indiqué que les exigences du pays exportateur doivent être respectées. Non que son commerce soit interdit.

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